L’accueil monastique

L'accueil monastique

L’hospitalité, un devoir sacré

L’hospitalité est pour le moine un devoir sacré. La plupart des Règles de vie des Ordres monastiques y font référence. Ainsi, si leur vocation le permet, les congrégations ouvrent leur porte à ceux qui y frappent.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes franchissent le portail du monastère pour vivre un temps de ressourcement, un moment pour souffler, se reposer, recharger les batteries afin de mieux repartir.

Beaucoup quittent donc leur quotidien et aussi le tumulte du monde pour un temps de retraite (étymologiquement, « se tenir à l’écart », « se soustraire » ou encore « se retirer, se mettre à l’abri »).

Certains viennent chercher un sens à leur vie ou veulent prendre un temps de réflexion, d’autres souhaitent vivre un temps de silence à l’abri de l’enclos calme et serein des monastères.

« Tous les hôtes devront être accueillis à leur arrivée comme s’ils étaient le Christ en personne. »
Règle de Saint Benoît

Des monastères ouverts à tous

Les séjours spirituels ou retraites sont accessibles à tous. Comme l’a enseigné le Christ, l’accueil de l’étranger se fait sans discrimination.

Que l’on soit croyant ou non, chrétien ou d’une autre religion, chacun est invité à partager la vie des moines et des moniales pendant une durée variable (généralement entre deux et huit jours) selon ce qui est recherché.

La démarche est propre à chacun. Soit le futur hôte choisira une retraite solitaire, dans le silence et l’intériorité, soit il préférera vivre un temps à plusieurs pendant lequel il sera convié à suivre un enseignement spirituel et à partager un temps de fraternité.

Une invitation à l’échange et à l’intériorité

Pendant leur séjour, les retraitants peuvent librement se joindre aux offices, partager les repas avec les frères et les sœurs, et parfois même participer au travail communautaire.

Ils peuvent également demander à rencontrer en privé un religieux ou une religieuse afin de confier quelque chose de lourd à porter ou simplement pour poser des questions et avoir une discussion en toute simplicité. Aucune pression n’est cependant exercée pour forcer les choses, et les convictions des hôtes sont respectées. Chacun est tout à fait libre de faire de son temps de retraite, une halte de prière ou de méditation, de communion avec Dieu ou bien encore une expérience de ressourcement personnel, loin du tourbillon du monde extérieur et des sollicitations de la vie sociale.

En somme, pour bien vivre une retraite en monastère, nous sommes invités à prendre conscience du lieu dans lequel nous nous trouvons, à être dans une attitude d’ouverture intérieure, à être attentif de ce qui se joue, à respecter tant le lieu que les personnes qui y vivent.

Se départir de nos appareils de communication, profiter des temps de silence pour plonger dans son intériorité, marcher au grand air dans les immenses espaces à l’intérieur ou à l’extérieur de l’enceinte du monastère sont les moyens qui nous sont offerts pour vivre un bon temps de ressourcement.

Enfin, la retraite spirituelle sera d’autant plus profitable à celui ou celle qui met la quête d’essentiel au cœur de son approche.